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156 629 voitures neuves en septembre : Renault reprend la tête et l'électrique atteint 41,7 % du marché, ce que ça change pour vous
Renault repasse en tête en septembre 2026 avec 25,6 % de parts de marché, et plus de quatre voitures neuves sur dix sont électriques.
Publié le · par la rédaction de Cotes & Chevaux

Vous hésitez entre électrique, hybride et thermique ? Septembre 2026 donne un repère clair : 156 629 voitures neuves immatriculées en France, 11,6 % de plus en un an, dont 41,7 % d'électriques. Renault reprend la première place avec 25,6 % du marché. Voici ce que ce classement dit de l'offre qui vous attend.
En bref
- Renault repasse numéro un avec 40 065 immatriculations et 25,6 % du marché, devant Stellantis qui totalise 38 468 véhicules.
- Plus de quatre voitures neuves sur dix sont électriques en septembre, soit 41,7 % des immatriculations, un record pour le marché français.
- Tesla progresse de 62 % sur un an, Volkswagen recule de 12,1 %, et l'essence comme le diesel continuent de céder du terrain.
Le chiffre clé : 41,7 %, part des voitures 100 % électriques dans les immatriculations neuves de septembre 2026 en France.
Renault repasse devant Stellantis avec 25,6 % du marché
Le Losange retrouve la première marche du podium français. Avec 40 065 immatriculations en septembre, le groupe Renault pèse 25,6 % du marché. Autrement dit, une voiture neuve vendue sur quatre porte son badge. Pour un acheteur, c'est un signal simple : la gamme du constructeur correspond à ce que les Français ont réellement mis dans leur panier ce mois-là.
La bataille reste très serrée. Stellantis suit avec 38 468 véhicules et 24,6 % de parts de marché, soit un petit point d'écart. Ce point suffit pourtant à changer le classement. Il s'est joué dans un marché en forte hausse : 156 629 voitures particulières neuves ont été immatriculées dans l'Hexagone, 11,6 % de plus qu'en septembre 2025, d'après les chiffres de la Plateforme automobile (PFA).
Cette remontée doit beaucoup à l'électrique. Renault a misé sur une gamme largement renouvelée : la nouvelle Twingo, la Mégane, le Scénic, la R4 et la R5. Tous ces modèles ont profité du bonus écologique et d'autres aides publiques, pensées pour séduire les classes moyennes.
L'électrique franchit 41,7 % des ventes en un seul mois
C'est le chiffre qui retient l'attention : 41,7 % des voitures neuves immatriculées en septembre fonctionnent exclusivement à l'électricité. Certains décomptes arrondissent à 42 %. Dans les deux cas, plus de quatre voitures sur dix. Il y a cinq ans, une telle proportion paraissait encore inimaginable.
En volume, cela représente environ 65 000 voitures électriques écoulées sur le mois. Septembre remet ainsi tout le monde d'accord après un été en dents de scie : l'électrique avait atteint un record de part en août, mais avec moins de voitures vendues qu'en juillet.
Le contexte pèse aussi dans la balance. Avec des carburants de plus en plus chers à la pompe, les Français se tournent massivement vers l'électrique et vers l'hybride. Renault et Dacia maîtrisent bien cette seconde technologie, ce qui explique en partie leur bon mois.
Depuis janvier, près d'une voiture neuve sur trois est électrique
Septembre n'est pas un feu de paille. Sur les neuf premiers mois de 2026, 387 345 voitures électriques ont été immatriculées, contre 216 622 sur la même période de 2025. Leur part de marché passe de 18,3 % à 31,4 %. Concrètement, près d'une voiture neuve sur trois vendue depuis janvier roule à l'électricité.
Les mois récents montrent un mouvement de fond, même si les volumes oscillent :
| Mois de 2026 | Voitures électriques immatriculées | Part du marché |
|---|---|---|
| Juillet | 44 378 | 35 % |
| Août | 36 159 | 38,3 % (record à l'époque) |
| Septembre | environ 65 000 | 41,7 % |
Les particuliers participent pleinement au phénomène. En août, ils avaient représenté 20 543 immatriculations électriques, soit 42 % de leurs achats de voitures neuves. Les flottes d'entreprise affichaient exactement la même proportion, avec 11 085 voitures. AAA Data relevait alors une progression de 177 % chez les particuliers et de 87 % dans les flottes.
Tesla bondit de 62 %, Volkswagen recule de 12,1 %
Le véritable phénomène du mois s'appelle Tesla. La marque américaine a vu ses ventes françaises bondir de 62 % en un an, avec 9 038 unités. Ses Model Y et Model 3 profitent d'un ancrage de marque très fort, d'un vaste réseau de Superchargeurs et de baisses de prix ou de ristournes régulières.
Chez Stellantis, la progression atteint 6,65 %. Le groupe s'appuie sur la complémentarité de ses neuf marques européennes : Peugeot vise les familles, Citroën les budgets serrés, Opel mise sur l'ingénierie allemande. Le tout repose sur des plateformes électriques mutualisées, qui réduisent les coûts.
Tout le monde ne s'en sort pas aussi bien. Volkswagen a reculé de 12,1 %. En cause : une gamme ID jugée trop chère et l'arrivée tardive de modèles abordables, comme l'ID.Polo et l'ID.Cross.
| Constructeur | Immatriculations | Part ou évolution |
|---|---|---|
| Renault (groupe) | 40 065 | 25,6 % du marché |
| Stellantis | 38 468 | 24,6 % du marché, hausse de 6,65 % |
| Tesla | 9 038 | hausse de 62 % sur un an |
| Volkswagen | non précisé | baisse de 12,1 % |
Leasing social et bonus : les aides soutiennent la demande
Le coup de pouce public joue un rôle réel. Le troisième leasing social a été lancé le 16 juillet 2026, avec un loyer plafonné à 200 euros par mois et une enveloppe censée donner accès à 50 000 voitures électriques. Fin septembre, 34 000 dossiers avaient déjà été enregistrés.
Ce dispositif n'explique pas à lui seul les volumes du marché. Mais il ouvre un canal supplémentaire aux modèles électriques, notamment pour des ménages qui n'auraient pas forcément acheté une voiture neuve au comptant.
Côté bonus, les aides peuvent atteindre 7 000 euros pour les ménages modestes. Si vous comparez des modèles, regardez donc le prix après aides plutôt que le tarif catalogue brut : c'est souvent là que l'écart se creuse avec une version thermique.
L'essence et le diesel décrochent, l'hybride tient bon
Pendant que l'électrique grimpe, le moteur thermique rétrécit à vue d'œil. Sur les neuf premiers mois de 2026, l'essence ne représente plus que 13,7 % du marché, contre 22,3 % un an plus tôt. Le diesel est encore plus mal en point : sa part tombe à 2,4 %, contre 5 % sur la même période de 2025.
Le mois d'août donnait déjà le ton. Seules 10 903 voitures essence et 1 816 diesels avaient été immatriculées. Le diesel ne pesait que 2 % du marché mensuel, et l'essence reculait de 40 % sur un an.
Les hybrides, eux, gardent une place considérable. Toutes technologies confondues, ils représentent 49,1 % du marché sur les neuf premiers mois. Pour l'acheteur, cela signifie que l'offre hybride reste abondante et que les constructeurs continuent d'y investir, à côté de l'électrique.
Le marché grossit, l'électrique ne se contente plus de prendre des parts
Un détail change la lecture de ces chiffres : la hausse de l'électrique ne vient pas seulement de l'effondrement des ventes thermiques. Le marché total augmente aussi, de 11,6 % sur un an en septembre. Depuis janvier, 1 234 952 voitures particulières neuves ont été immatriculées, soit 4,1 % de plus qu'en 2025.
L'électrique gagne donc des volumes alors que le marché global progresse. Elle ne se partage plus un gâteau qui rétrécit. Elle est devenue l'un des principaux moteurs du marché neuf, avec 31,4 % depuis janvier et près de 42 % en septembre.
Il faudra toutefois attendre les prochains mois pour savoir quelle part de ce niveau tient à un effet de calendrier, aux aides publiques ou à des livraisons concentrées chez certains constructeurs.
Ce que ce classement change pour votre achat
Premier enseignement : l'offre est large. Plus de 60 modèles 100 % électriques sont déjà disponibles à la commande en France. Les achats des Français s'organisent autour de trois catégories : les citadines abordables, qui dominent en volume, les SUV compacts et les berlines premium.
Deuxième enseignement : les citadines électriques récentes, comme la Twingo, la R4 ou la R5, sont celles qui ont fait gagner Renault. Si votre budget est serré, c'est là que le marché se concentre. Les modèles vendus en volume sont aussi ceux sur lesquels les constructeurs se battent le plus.
Troisième enseignement : surveillez les concurrents. Volkswagen prépare des modèles plus abordables, Tesla multiplie les baisses de prix et les ristournes. Quand un constructeur reprend du terrain, ses rivaux réagissent. Avant de signer, comparez les tarifs après aides, l'autonomie annoncée et le réseau de recharge qui correspond à vos trajets.
Vos questions
Quelle marque a vendu le plus de voitures neuves en France en septembre 2026 ?
Le groupe Renault arrive en tête avec 40 065 immatriculations, soit 25,6 % du marché. Stellantis le talonne avec 38 468 véhicules et 24,6 % de parts, soit un point d'écart seulement.
Quelle part des voitures neuves vendues en septembre était électrique ?
Les voitures 100 % électriques ont représenté 41,7 % des immatriculations du mois, soit environ 65 000 véhicules. Depuis janvier, leur part atteint 31,4 %, contre 18,3 % sur la même période de 2025.
Comment fonctionne le troisième leasing social lancé en 2026 ?
Il a été lancé le 16 juillet 2026, avec un loyer plafonné à 200 euros par mois. L'enveloppe vise 50 000 voitures électriques, et 34 000 dossiers étaient déjà enregistrés fin septembre.
Sources : Auto Plus, autojournal.fr.


